Les larmes des Kumara

Publié le 2 Mars 2017

Les larmes des Kumara

Transmis par Samuel

De tous les secrets oubliés, il en est un qui résonne avec l’Ère du Verseau. Il est aisé de voir dans le nom de cette constellation zodiacale la décomposition phonétique Verse Eau. Ce que l’on ne sait plus, c’est que de nombreuses citées modernes prirent naissance sur des îles. Elles furent fondées plus spécifiquement autour de sources sacrées. Les traditions anciennes les nommèrent Divona.

L’interprétation originelle du nom de Divona serait à rapprocher du terme celtique Duiona.

DUI SIGNIFIANT DIEU ET ONA LA SOURCE OU L’ONDE.

Ainsi, l’exsurgence de ces eaux qui se déversent sur la terre, puis dans la mer, est une grâce de Dieu, de la Source divine de toute vie. En provenance du Cœur de la Terre-Mère, Duiona fut magnifiée et élevée au rang de déesse des sources et des rivières.

Un mythe bordelais chante une fontaine extraordinaire, naturellement appelée la Divone. Son emplacement fut perdu dans les méandres de l’Histoire et les affres du développement urbain. Il ne reste qu’un poème d’Ausone pour la chanter. Son abondance suffisait à toute la cité. Une fontaine fut élevée à sa source pour constituer le cœur de Burdigala, nom antique de l’actuelle ville de Bordeaux. Bâtit sur une île de l’estuaire de la Gironde, elle n’est pas sans rappeler une autre légende, celle d’un dragon gardien des lieux.

L’architecture de cette fontaine recelait un mystère ésotérique :

LA DIVONE, DOUZE MUFLES LÉONINS VERSANT DOUZE SOURCES DE VIE.

Afin de mettre la Paix entre les Mondes du Ciel, furent amenés douze brins d’ADN dans le Monde de la Terre. Les douze dons génétiques majeurs des peuples des étoiles se traduisirent dans l’archétype des douze fils de Jacob. Un treizième brin, issu de la lignée rédemptrice du dragon, s’enroule autour des 12 premières de bas en haut pour un retour vers la Source divine.

La fontaine est la symbolique de cette treizième lignée qui rassemble les douze premières afin de les faire s’écouler harmonieusement. Ces douze flots renferment les potentiels lumineux et les luttes sombres de chaque source stellaire.

Les sources d’eau coulent dans les veines énergétiques de la Terre-Mère. Les dragons en étant les gardiens, ces lignes invisibles sont aussi appelées les lignes dragons. Les sources émergeant en surface là où ces lignes s’entrecroisent, sont alors perçues comme sacrées.

LES MUFLES DE LIONS VERSEURS D’EAU NE SONT PAS SANS RAPPELER LE RÔLE INITIAL DES LÉONINS À L’AUBE DU TEMPS DE L’HOMME.

Il existe encore une inscription latine ornant le dessous de mufles léonins sur une autre fontaine – Rugitus leonis abit in undas nitidas – le rugissement du lion se dissipe en eau claire.

Le pouvoir des larmes

L’humanité continue de naître, de grandir et de mourir. Ce cycle se répète alors même que les raisons de l’existence de ce Monde terrestre lui échappe. Les hommes se satisfont de l’apparence des choses qui les environnent. Alors que la décadence de ce Monde se fait de plus en plus abjecte, ils se complaisent dans ce non-sens.

Cette acceptation tacite trouve notamment sa source dans l’assèchement du lit des larmes.

L’époque contemporaine réduit les larmes à une manifestation de la faiblesse d’un être. Dans le regard de l’autre, les larmes ne traduisent souvent que la tristesse et le désespoir. Dès lors, l’endurcissement du caractère est encouragé et valorisé. Les larmes ne doivent être l’apanage que des malheureux qui pleurent simplement leur misère. Seules les larmes pour la disparition d’un être cher ou pour une souffrance physique trouvent grâce dans une société individualiste.

Les larmes sont pourtant un attribut de la divinité de l’humanité. Rejeter ce don revient à refermer son Cœur sacré. L’être devient insensible à la souffrance de ses semblables, de la Terre-Mère, des règnes minéral, végétal et animal.

L’oubli du pouvoir des larmes ne fait pas qu’éteindre la compassion. Cet oubli est le premier pas vers la désacralisation du vivant. Les sources sacrées nous enseignent que la Vie est l’épanchement constant des Eaux au travers du corps de la Terre-Mère. Les Eaux de l’Homme sont quant à elles retenues, le noyant dans ses propres émotions.

PLEURER PURGE LES PEINES MÊME SI LES ORIGINES SONT OUBLIÉES.

Les larmes des Kumara

Après avoir longuement oublié leur véritable nature, les Kumara de la Terre se réveillent ainsi que ceux qui furent enseignés jadis. Si chacun traduit l’Appel à sa manière, chacun se réapproprie le don des larmes afin d’ouvrir son Cœur sacré.

LE DON DES LARMES MET LA PAIX ENTRE LA PART D’OMBRE ET LA PART DE LUMIÈRE EN CHAQUE HOMME ET FEMME.

Le versement de ses larmes vient rappeler à un Kumara la raison d’être de sa présence sur Terre. Ces Serpents Solaires sont venus explorer le Cœur de l’homme. En apprenant aux hommes à contempler leurs Cœurs, un Kumara démontre que leur monde n’est jamais condamné même dans ses heures les plus sombres.

Le monde qui est présenté à l’humanité n’est qu’une Illusion. Plus elle se délite, plus les autorités terrestres se crispent et accentuent leurs manœuvres d’étouffement des Cœurs. Alors un Kumara pleure pour lui-même, pour chaque femme, pour chaque homme, pour chaque enfant car

LES LARMES EFFACENT LE PÉCHÉ D’ORGUEIL.

Les Kumara ne pleurent pas pour refléter leurs peines. La tristesse et la souffrance ne sont que des créations de l’égo. Le péché d’orgueil est de placer l’Illusion au-dessus de la Vérité, de placer ses désirs au-dessus de la justice de Dieu. Les pleurs des Kumara ne renforcent pas le fleuve d’Ombre. Celui-ci est perpétuellement alimenté par les larmes des égos se plaçant en victime des évènements. Le fleuve d’Ombre tire son origine d’une source d’énergie destructrice au sein de chaque homme. Cette énergie provient du sentiment de Séparation avec Dieu. L’homme place son sort terrestre au-dessus de ses semblables, au-dessus de la Terre-Mère, au-dessus de son âme.

Les Kumara sont venus enseigner aux hommes qu’ils doivent être les sources du fleuve de Lumière. Celui-ci se nourrit du flot de l’énergie créatrice de l’homme. L’homme a oublié qu’il est source de joie. Le Cœur de l’homme peut redevenir une fontaine par laquelle s’écoule les larmes de joie face à la beauté de la Terre-Mère, la perfection en toute chose qui l’entoure. Le fleuve de Lumière se renforce aussi par les larmes face à la misère du monde. Lorsque l’homme efface ses intérêts au profit de toutes les autres créations, il verse des larmes de compassion et d’empathie. Il rachète en lui-même ses pêchés et les pêchés de ses semblables.

L’homme se cache habituellement pour pleurer. Ses larmes grossissent le fleuve d’Ombre par un torrent d’émotions chargées d’amertume et de repli sur sa propre personne. Mais ses larmes peuvent grossir le fleuve de Lumière par un flot d’émotions chargées de la vibration Amour, qu’il s’agisse de Joie ou de Compassion.

LES KUMARA ENSEIGNENT LA DIRECTION VERS LAQUELLE LES LARMES DOIVENT ÊTRE VERSÉES.

Car tant que l’homme ne renoncera pas à son petit moi, il ne connaîtra jamais Dieu.

L’avancée des déserts sur Terre traduit l’assèchement des Cœurs. Les pluies acides qui rongent les forêts primordiales transcrivent la toxicité des larmes versées par les égos humains. La Terre-Mère nous révèle à chaque instant. Puisque l’homme se refuse d’explorer son intérieur, l’extérieur nous reflète. Et lorsque cela ne suffit toujours pas, les Kumara viennent bousculer l’inertie des hommes à chaque fois qu’ils se satisfont de leur Séparation avec Dieu.

L’allégeance des hommes à leur égo est puissante. La tâche est donc immense pour que chacun s’active à reconquérir son royaume intérieur.

Perdus dans le cycle des réincarnations, les Kumara se sont aussi laissés happer par la puissance des Ténèbres. Ils sont confrontés à toutes les contingences d’un homme ordinaire. Les faiblesses, les tentations, les indigences et l’égocentrisme sont leurs fardeaux. Dans leur réveil, les Kumara doivent se vider de toutes chimères égocentriques. Par les larmes, ils réapprennent que la soumission acceptée à Dieu est le seul chemin de retour à leur divinité. Le premier élève d’un Kumara est lui-même.

Les larmes prochaines

Ceux qui se placent en position d’autorité sur l’humanité pressentent l’absurdité de leur vision du monde. Rejetant la Vérité de Dieu, ils ont établi un royaume terrestre du mensonge. Celui-ci élève l’égo au-dessus de la divinité de l’être. L’homme se refuse alors à chercher en lui le vrai responsable de ses malheurs. Il hurle sa haine des élites, de tous ces autres qui secouent sa propre impiété, sa mollesse et sa cupidité.

L’homme se pare d’artifices de son égo en prétendant être différent des autres hommes. Il se satisfait bien que ses choix et ses actions quotidiennes entretiennent le massacre de la Vie sous toutes ses formes. Tant qu’il peut en accuser ses élites, les seules larmes qu’il verse ne font qu’alimenter le fleuve d’Ombre. Mais lorsqu’il s’apercevra qu’il n’y aura bientôt plus personne pour assumer cette responsabilité, vers où débordera ce fleuve aux eaux acides ?

CE QUI NOUS ÉLÈVE AUJOURD’HUI NOUS ABAISSE AU REGARD DE DIEU.

Plutôt que de s’améliorer, beaucoup d’hommes prendront le trajet le plus simple consistant à dénigrer ceux qui commenceront à alimenter le fleuve de Lumière. Le courage de ceux qui se réapproprieront le don des larmes les embarrassera.

Le lit de ce fleuve de Lumière grossira des larmes, non pas de ceux qui se cachent pour pleurer, mais de ceux qui se seront seuls sur leur Chemin. La solitude extérieure n’a d’égal que le courage d’unir intérieurement les flots émotionnels dans la joie et la compassion.

Cette apparente solitude détournera l’être de ses contingences terrestres pour se faire l’instrument docile de la volonté divine. L’être humain se détachera alors du pâle reflet de ce qui est palpable pour se rappeler à la Source infinie.

Crédit illustration : Artiste inconnu

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Rédigé par Jean-Frédéric

Publié dans #Canalisations, #Enseignements des Maîtres Ascensionnés

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